A mes chiens

Une fois n’est pas coutume, c’est moi, alias la Maîtresse qui vais prendre la parole, non pas pour vous parler des chiens en générale mais de mes chiens en particulier. Ceux que j’ai eu la chance de croisé sur ma route…

J’avais 4 ans lorsqu’un de mes oncles me donna mon tout premier chien : Bergère, ma douce et magnifique Bergère. Taille moyenne, pelage crème, poil mi long ondulé et yeux bleus. Bien malin celui qui aurait pu dire sa race. Les chiens ont parfois des comportements qui nous interrogent. Encore maintenant je ne saurais dire pourquoi elle attendait sous la pluie au lieu de se mettre à l’abri dans sa niche ou encore pourquoi en hiver, elle retirait systématiquement la paille propre de sa niche.  Bergère a aussi été mon 1er drame de petite fille. Ma famille déménageant  pour un appartement, Bergère fut donnée à un vieux monsieur qui adorait les chiens. Et moi j’ai pleuré ma chienne tous les soirs pendant plus d’un an. 

Enfin, ma famille redéménage en maison. Black fait son apparition. Black est un genre de labrador jaune très costaud. Son histoire ? Mon frère le récupère chez une famille où il était attaché dans le sous sol en permanence. Il servait de jouet aux enfants mais la plupart du temps, il était seul dans son sous sol. Bien sur, ce genre de traitement laisse des traces. Black était adorable avec nous mais très protecteur, trop protecteur. A l’époque, ma mère avait des poules. Celles-ci pouvaient sans soucis s’approcher de lui, manger dans sa gamelle, se coucher entre ses pattes mais il fallait surtout pas qu’elles s’éloignent de lui. Autant vous dire que le cheftel de volaille a légèrement diminué.

Il y a aussi eu Wisky.  Je ne me souviens plus au  juste comment il est arrivé à la maison. Toujours est-il que c’était un phénomème. Son carnet de santé indiquait : » Griffon, poivre et sel, à poil dur ».  Une terreur. Si on le laisser faire il était capable de jouer le gendarme dans le village en aboyant après tout ce qui passé et notamment les personnes qui n’y habitaient pas. Il aboyait, aboyait à devenir aphone. Mais cette terreur qui allait, chaque jour, voler la beterave d’un de mes chevaux de plus de 1m80 au garot, reculé tout penaud devant une petite souris passant devant lui. Je crois que c’est de lui que me vient ma sympathie pour les chiens à poil dur et leur allure si particulière.

Un jour débarqua Yoyo. Un âge déjà honorable, croisé bichon – caniche et une haleine de bouche d’égout avant la pluie. Un vrai chien de compagnie dont le summum de l’effort physique consistait à monter et descendre du canapé. Celà n’aurait pas été un problème s’il n’avait pas tenu à participer aux promenades que je faisais avec Picwik, mon berger allemand. Une petite branche à enjamber, une flaque d’eau à traverser et voilà mon Yoyo à aboyer de l’aide et des bras charitables.

Dans un style plus féminin, il y eu Valérie. Jeune Bergère allemande, mon frère (encore lui) l’avait ramené à la maison. Son histoire ? Elle était attérie, on ne sait comment dans un café où le plaisir des clients consistaient à lui faire finir les verres. Résultat de la stupidité des gens, Valérie était en quelque sorte alcoolique lorsqu’elle est arrivée à la maison.

A l’époque de Valérie, puis de Yoyo, j’ai aussi eu un chien qui a beaucoup compté dans ma vie : Pickwick, mon berger allemand. Il avait  9 mois lorsqu’il est arrivé à la maison. Ses anciens maîtres, n’ayant plus assez de temps pour s’occuper de lui avaient préféré s’en séparer.  Calme, athlétique, patient, d’une obéissance sans faille, intelligent et très beau, Pickwick était en quelque sorte la perfection faite chien et que de bons moments passés ensemble. Lorsqu’il est mort à 13 ans, il m’a fallu près de 5 ans pour avoir envie de reprendre un chien sans toutefois ne décider à passer à l’acte. Le souvenir de Pickwick était trop présent….

Et puis, par une belle journée d’août, un grand chien noir croisa ma route. Très maigre, pour ne pas dire squelettique, il lui manquait des poils sur la majeure partie du corps. Les coussinets à vif, il avait une démarche un peu hésitante, donnant l’impression de marcher sur des oeufs. Pas de collier, pas de tatouage, pas de puce hormis le bataillon qui avait déclenché des problèmes de peau. Il devait errer depuis un certain temps seul quand il décida de faire une pause dans le village. Au moment de partir en promenade avec Dalila, il décida de se joindre à nous. Durant toute la promenade, il resta près de moi. Par moment il me lançait un regard. Je crois que je n’ oublierais jamais ses regards. Malgré son état physique déplorable, à ce moment là, il y avait dans ses yeux un touchant mélange de malice et de bonheur. Oui, je pense sincèrement qu’il était heureux d’avoir intégré notre minuscule meute. Ce qui se passa après cette promenade ? Ca, c’est une autre histoire mais si vous vous êtes promené sur ce site, vous en avez certainement une petite idée…  



2 Replies to “A mes chiens”

  1. Le soleil brille, les oiseaux chantent, la forêt s’est réveillée et les promenades peuvent s’éterniser en fin de journée, on en rentre fatigué…Bref une vie de chien parfaite.

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